Au bord du sensible

J’ai, pour toujours, l’humeur affreusement délicate.
Et l’écriture, exténuée.
Mais je goûte encore tout ce qui tinte, et qui bleuît.
La rumeur des étoiles, la présence des bêtes.
À l’extrémité du jour, seul, assis, au bord du sensible.
J’écoute la vibration des images, le doux froissement des couleurs.
La lente aberration des minutes perdues…

Illustration : Vincent Van Gogh – La nuit étoilée (1888)

2 réflexions sur “Au bord du sensible

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