Le passager noir

Je suis le chat aux yeux maigres qui marche sans bruit sur un parquet de mots. Le ventre du poète est toujours, pour moi, ce refuge un peu brouillon. Sa main, doucement, emprisonne mon dos. Il me dit — encore — les poisons lents qui le traversent. Je le fixe. Et ronronne pour lui mes toits, mes cours, mes gouttières et mes lunes. Il me lisse, m’attache au cou d’étranges formulations. Je suis son « clandestin aux rayures fluides, le passager noir des fenêtres ouvertes ! » Son « beau visiteur d’alité sensible… »

Contre son poil, j’ai étiré la patte.

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