Une courbure dans l’onde

La mémoire, comme un étang familier.

Ses minutes légères — papyrus, herbes hautes — ses moments d’épis plumeux. Ses heures basses et qui trempent, noueuses, dans les méandres du destin. Ses années en bordure — lourdes silhouettes, camaïeu de verts et de bruns — où bruisse, quelques soirs, la nostalgie.

Au bout de l’embarcadère.

Une courbure dans l’onde : un souvenir qui me cherche, qui se trouble déjà ; le timbre d’une voix, ressurgi, intact et surprenant, éphémère.

L’odeur si particulière de la mélancolie.

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Une réflexion sur “Une courbure dans l’onde

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