Colifichets
8 novembre 2009
Entre mes doigts, le souvenir clinquant de sa jeunesse. Manquent les rayons de lumière à travers la chaleur confinée, la suffocation de l’esprit sous le martèlement des enceintes. Reste le lent balancement de ses colifichets sur le juste galbé de son torse. Image fugace et obstinée d’une nuit à Londres.
Je ne sais rien de lui. Il m’a irradié la mémoire en calant, désinvolte, une main provisoire sur ma hanche ordinaire. Je n’ai pas bien compris ce qu’il m’a demandé. Il recherchait un certain Brian, je crois. Simplement, j’ai baissé la tête et les yeux pour mieux l’entendre. Un instant suspendu. Entre le brun parfait de son téton et le filet de poils noirs qui s’échappait de son nombril…
Entry Filed under: La cage aux oiseaux. Mots-clefs: chaleur, désir, gay, lumière, peau, trouble.
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1.
cultu | 8 novembre 2009 at 12:40
Je sais que c’est ton concept (quel mot horrible, surtout ici) le fait de faire court . J’ai souvent ressentis une certaine frustration à ne pas pouvoir te poursuivre en lecture puis…Je trouve que tu écris si bien, que mon imaginaire, tes ambiances que tu installes, me donnent tant de plaisir.Je m’y suis habitué. Merci
2.
Marie | 8 novembre 2009 at 16:58
Signalé.
3.
janjacQ | 8 novembre 2009 at 17:53
c’est ben vrai ça !
pourquoi faire court ? quand on peut faire…
4.
deef | 10 novembre 2009 at 14:32
On allait s’encanailler à Londres, donc.
5.
Anna de Sandre | 10 novembre 2009 at 16:14
“une main provisoire sur ma hanche ordinaire.” Belle image.
6.
L...................uC | 12 novembre 2009 at 9:08
La proie pour Londres.