Michel
7 novembre 2009
En entrant dans la pièce je trouvais Michel assis à la fenêtre, les mains croisées, posées sur la table. Il tourna vers moi un regard que je n’oublierai pas. Les plis de son front s’étaient arc-boutés, ses sourcils contractés vers moi, trahissant les terribles forces qui s’exerçaient en lui. Il voulut desserrer les doigts et peut-être un mot. Il inclina juste un petit sourire, une drôle de moue. Quelque chose d’infiniment fragile, de presque nu.
Photographie : *Modimo*
Entry Filed under: Fictions. Mots-clefs: écrire, énigme, fragile, photographie, silence.
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1.
luciole | 7 novembre 2009 at 13:50
C’est étrange, je connais le sujet de la photo, tes mots lui vont plutôt bien. Tu ne cites pas le photographe ?
2.
Marie | 7 novembre 2009 at 15:38
“Desserrer un mot”, tu me séduiras toujours. Beaucoup d’appréhension sur ce visage en clair-obscur et la suite intrigue. Tu l’offres ?
3.
Timju | 7 novembre 2009 at 15:55
J’aimerais vous lire. Vous lire. En grand, comme un roman.
4.
Petit Poucet rêveur | 7 novembre 2009 at 20:50
Et bien moi je n’ai pas droit à la photo…Je n’ai d’ailleurs pas droit à grand-chose ce soir même pas à aller dans “ma chambre”…
C’est vrai qu’il y a des regards qu’on n’oublie pas. Et je trouve qu’il y a quelque chose de terriblement émouvant à sentir les fragilités chez l’autre.
5.
deef | 8 novembre 2009 at 2:12
L’attitude de quelqu’un qui a une mauvaise nouvelle à annoncer… ?
6.
colo | 12 novembre 2009 at 19:00
J’aime beaucoup “il inclina juste un petit sourire”.
7.
caramel | 18 novembre 2009 at 18:09
Pascal, en fait…ça ne m’étonne pas qu’il ait laissé sa propre image à illustrer de tes mots!