
Partir ? Pour aller où ?
Rester. Mais pour quoi faire ?
Ecrire, peut-être.
Quand même lire est un fardeau…
Par la fenêtre ouverte, respirer l’humidité dans l’air.
Entre les draps me trouver bien.
Inutile et paresseux.
De l’intérieur vers l’antérieur, me replier, encore, un peu.
Prendre ce chemin dans la brume légère.
L’œil au long des murs, avancer entre les troncs et les fougères.
Pousser la grille du jardin.
En franchir le secret.
Passer la main sur l’écorce des souvenirs.
Sous mes pas espérer une voix qui reviendrait, intacte.
Dans l’enchevêtrement des images, attendre.
L’envolée d’un sourire, le passage, fugace, des bonheurs perdus…
9 commentaires
Ah la la, Nicolas, les 1er novembre…. Le ciel est bien bas sur Paris, bien envie aussi de me recoucher. Pas le temps : des choses à écrire et des choses à voir à la Bastille et le long du bassin de l’Arsenal.
Ses mots, ses expressions me reviennent sans cesse ; situation d’euphorie, de solitude…. ils m’accompagnent mais sa voix, elle, disparaît. Atrocement.
Le souvenir du bonheur est doux au toucher, il suffit de fermer les yeux pour l’effleurer…
J’aime ton spleen. Allons au jardin…
Ecrire, peut-être ? Quelle excellente idée, d’autant que cent fois sur le métier tu remets ton ouvrage … et tu nous entraînes dans la forêt des songes. Plus paisible qu’aux Thuileries !
Café Muller
tout ce souvenir
une larme nue cachée irrépressible
pourquoi cette pièce là plus que toutes les autres
La mélancolie te va décidément (très) bien.
Une chose est sure, te lire n’est jamais un fardeau!
J’aime beaucoup votre jardin. Qui, sous l’écorce des souvenirs, garde ses secrets…
“de l’intérieur vers l’antérieur”, oui, vous faites cela…