Certains soirs

24 mai 2009

NBentete51BJe vais, certains soirs, m’allonger au fond du jardin.

Au scintillement vertigineux de la voûte, je préfère un dais dense et doux, un ciel qui sombre et qui veloute. Un ciel d’avant la nuit.

Il y a, au dessus de moi, du noir en branches et des nuages de feuilles qui se découpent sur l’indigo. Lent kaléidoscope de formes où se promène, légère, ma mélancolie ordinaire. Je suis là, couché, dans le parfum des écorces. Il fait juste bon. L’herbe est tendre dans mon cou et j’ai l’humeur en pente douce. A la charnière entre deux mondes, minuscule et follement précieux, je savoure le plaisir d’être vivant…

C’est un jardin imaginaire, un moment de paresse inventé. Une illusion qui bruisse, certains soirs, au fond de ma tête.

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13 Comments Add your own

  • 1. charivarii  |  24 mai 2009 at 20:54

    certains soirs vous avez de jolies allitérations …

  • 2. elle c dit  |  24 mai 2009 at 22:48

    J’entends le bruissement d’une illusion… et son humeur en pente douce….
    Douce soirée Mr…

  • 3. Ptit Sushi  |  24 mai 2009 at 23:14

    J’aime bien venir rêver dans ton jardin imaginaire, une illusion qui murmure dans ta tête et les nôtres…
    Bonne nuit Nicolas, je te souhaite de doux rêves.

  • 4. Marie  |  25 mai 2009 at 18:03

    Ce n’est pas un jardin imaginaire, il existe, sous le tilleul …

  • 5. laurence  |  27 mai 2009 at 21:38

    vivant
    parfois j’avais si peur
    que la ville entière dégoulinait de sang
    maintenant je ne sais plus
    vidée

  • 6. Antinoüs  |  28 mai 2009 at 11:15

    Ah ! Le parfum de l’herbe fraîchement coupée les soirs chauds de printemps…

    Tout ceci est très joliment évoqué. L’habileté d’une plume est aussi réjouissante qu’une sieste au jardin.

  • 7. caramel  |  29 mai 2009 at 18:53

    Hum, ce ciel qui veloute au fond de ta tête…
    je ferme les yeux, pour voir.

  • 8. ficelle  |  30 mai 2009 at 10:21

    quelque chose d’une Illumination, pas loin d’un dormeur du val, et surtout “le ciel qui sombre”, j’aime beaucoup ce petit bout de texte.

  • 9. Yaëlle  |  1 juin 2009 at 11:56

    Quelle suavité dans tes mots, je savoure “le ciel qui sombre et qui veloute”…subtilement beau!

  • 10. Marie  |  2 juin 2009 at 20:45

    Dis-nous que Zoé t’y rejoint …

  • 11. stephanie gaou  |  6 juin 2009 at 11:40

    Un jardin imaginaire qui donne des envies d’exister, de s’allonger à vos côtés pour rêver en toute poésie… Merci pour ce laconique mais indispensable texte.

  • 12. Paul Do  |  5 juillet 2009 at 17:18

    Dis-moi quand tu t’allonges, je te dirai où tu vis.
    Attention quand même, si tu peux, aux mauvais coucheurs qui claquent les portes.
    Si tu te fais pincer ce sera ta faute
    Les réfugiés comme les chasses d’eau qui fuient, tout sera de ta faute si tu te fais pincer à la charnière.
    A moins que…
    Ce serait bien de vivre sans veiller

  • 13. les loups  |  10 octobre 2009 at 18:33

    La découverte est belle comme ce samedi où les chats s’allenguissent sur le velours d’un fauteuil …

    Merci de votre visite, à bientôt …

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